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13/04/2018

LES SYNDICATS DES CHEMINOTS ONT SABOTÉ LA LUTTE D'UNE CLASSE QUI CRÈVE


Les syndicats ont décrété une grève perlée pour vous les cheminots et aujourd'hui votre grève devient de jour en jour impopulaire, accentuée par les propos des merdes-média télévisuelles et reprises par la presse bourgeoise. Mais nous devons dire aux cheminots que si impopularité il y a, elle est aussi due par votre soumission aux directives syndicales qui vous ont berné d'A a Z

LES SYNDICATS ONT FAIT DE VOUS DES FOURBES 

Nombreux sont les secteurs en lutte qui ont essayé de se joindre à "votre" lutte, mais toutes les tentatives ont aussitôt été écartées physiquement par les bonzes syndicalistes lors des manifestations ! Les syndicats ont empêché d'unifier les luttes, car ils savent que les grèves qui se solidarisent sont les plus dangereuses pour le capitalisme. Et vous les cheminots, vous n'avez pas levé le petit doigt pour empêcher de telles saloperies !, 
Vous avez toléré et obéi aux ordres des chiens garde du capitalisme, cette attitude ne vous honore pas, votre comportement a fait de vous et de votre "corporation" la fraction la plus anti-ouvrière et purement réactionnaire.


           REGARDEZ-NOUS BORDEL DE MERDE ! AVONS-NOUS DES GUEULES DE NANTIS OU DE  PROVOCATEURS ?


Les syndicats ont refusé la convergence des luttes, ils vous ont dit que c'était la lutte d'une corporation celle des cheminots et biens nous vous disons qu'avec de tels comportements, c'est la défaite assurée pour vous les cheminots, mais c'est aussi la défaite de toutes les luttes actuellement menées par nos sœurs et frères de classes, ceux des hôpitaux, des Ehpad, des Ford, de Doux, d'Air France, de Carrefour, de Castorama et Brico Dépôt, les étudiants, les retraités, les précaires, les chômeurs, etc. C'était l'occasion d'une solidarité indispensable pour faire fléchir l'arrogance d'un pouvoir d'une bourgeoisie belliqueuse ! Les syndicats vous ont manipulé pour consolider "leur pouvoir" de marchands de chair à cracher de la plus-value ! 

L'offensive menée par l'appareil de l'État est aussi une guerre sociale menée par le Conseil de l'Union européenne dans le cadre d'une "harmonisation" des politiques économiques Européenne, c'est donc une guerre de classe déclarée contre toute la classe ouvrière Européenne, nous devons donc tout faire pour unifier nos luttes par-delà les frontières à celles menées actuellement dans toute l'Europe.
LE  CORPORATISME EST UN TERRAIN POURRI

Les syndicats vous ont enfermés sur le terrain pourri du corporatisme et de votre statut qui vous lient à l'économie nationale en vous flattant d'être de "bons salariés" responsables soucieux de l'entreprise nationale et de sa bonne gestion. Votre exploitation n'a rien de spécifique à la nôtre, l'unification de nos luttes contre les projets des lois du gouvernement Macron, imposait une rupture totale avec tous les syndicats, qui non seulement ont saboté toute possibilité d'en découdre, mais ont prouvé chaque jour leur duplicité et leur complicité avec l'État.

Macron a misé sur l'usure dans la durée, les syndicats ont pris le même chemin, celui qui vous a conduit à la résignation sans jamais remettre en cause vos conditions d'esclaves salariés. En vous séparant de l'unité de classe c'est-à-dire ce qui constitue notre force, vous avez saboté votre lutte et celle de tous les autres secteurs qui auraient pu envisager une grève générale et un tout autre combat.

AVEC L'ENNEMI ON NE S'ALLIE PAS... ON LE DÉTRUIT

Nous ne devons plus nous contenter d'exprimer notre colère, nous devons passer à une véritable guerre de classe contre toutes les pourritures qui vivent de notre esclavage, que ce soient les syndicats aux bottes de l'État à celle de cette arrogante bourgeoisie des patrons et de ses actionnaires qui se gavent des richesses que nous produisons. Les sacrifices sous les coups de trique, ça suffit ! Notre sort ne doit pas dépendre des avatars d'une économie pourrie dans laquelle nous sommes exploités, méprisés, achetés ou rejetés comme de vulgaires marchandises, traités comme du bétail. Nous devons nous organiser en dehors de toute légalité et contre tous les syndicats en les affrontant pour sortir des objectifs réactionnaires dans lesquels ils nous enferment.

REFUSONS DONC D'ORS ET DÉJÀ TOUTE CAUTION OU APPUI AUX MANIFESTATIONS SYNDICALES -  AVEC L'ENNEMI ON NE S'ALLIE PAS... ON LE DÉTRUIT.

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SITUATION SOCIALE  EN FRANCE

RÉSUMÉ D'UNE NON-LUTTE, MAIS D'UNE RÉELLE IMPOSTURE SYNDICALE !

Les syndicats protestaient contre les projets de réformes du gouvernement concernant la SNCF et le statut des 146.000 cheminots, proche de celui des fonctionnaires. L'enjeu du gouvernement, étant de destituer les futurs cheminots de leur statut et du régime de retraite jusqu'alors spécifique à leur corporation ; exemple l'avantage de l'âge du départ à la retraite à 57 ans, et la garantie de l'emploi. Il est aussi évident que l'objectif de l'état est de passer le secteur ferroviaire aux capitaux privés avec un personnel doté d'une "convention collective" depuis longtemps peaufiné par les syndicats. 

Les objectifs visés par les syndicats, c'est la négociation, peu leur importe le contenu, ils se contenteront d'une convention collective pour les futurs cheminots et peut-être même pour ceux qui n'ont que quatre ou cinq ans d’ancienneté. Ces objectifs sont déjà ancrés dans les têtes et ne sont même pas remis en cause par les cheminots. Mais ce qu'il faut voir et comprendre du véritable enjeu que représente la SNCF pour les syndicats, c'est la perte de l'un de ses derniers bastions, celui qui a la possibilité de paralyser l'économie du pays. Autrement dit la grève des cheminots n'était pour les syndicats qu'un baroud d'honneur et une imposture pour les cheminots 



29/03/2018

L’INTÉRÊT NATIONAL EST TOUJOURS ET PARTOUT L’INTÉRÊT DU CAPITAL!



L'unité du prolétariat ne peut se construire que dans la lutte pour ses intérêts immédiats, des intérêts de classe, et non simplement des intérêts de corporations ou de catégories. Dans la lutte sur des revendications corporatistes, c'est-à-dire spécifiques à un seul secteur, et qui ne concernent que ce secteur, non seulement la solidarité ne s'opère pas, mais les "chances" d'obtenir quoi que ce soit seront nuls, autrement dits sans unité point de salut. Le rapport de force restant en faveur de la bourgeoisie : et laisse le mouvement pourrir • Laissant les syndicats négocier en coulisses quelques broutilles, comme un report de date sur telle décision, etc, histoire de dire "notre grève n'a pas été inutile", on connaît la chanson!

L'intérêt de tous les ouvriers en lutte est de s'unir dans une même organisation de lutte et en dehors des syndicats, sur des revendications essentielles et communes à toute la classe ouvrière, avec des méthodes unitaires qui rompent avec les pratiques légalistes, pacifistes, et démocratiques des syndicats, des partis de gauche et leurs extrêmes.

Cette union ne peut se faire qu'en surmontant les barrières, des catégories, des corporations, des sexes, des statuts, ou des "droits acquis" ( ces derniers ne servant qu'à camoufler l'absence de tout droit pour n'importe quel ouvrier affrontant le capital, les "droits acquis" ainsi que "les statuts" ne servent qu'à diviser la classe ouvrière)

SOLIDAIRE OUI MAIS PAS QUE…

Les médias nous abreuvent d'informations sur la manifestation des "cheminots et autres fonctionnaires, mais rien sur les revendications du personnel soignant des hôpitaux, rien sur les revendications du personnel des Ehpad, rien sur les employés précaires, rien sur les retraités, rien sur les chômeurs… Eh, oui, ils n'étaient là que pour grossir les rangs des cheminots et fonctionnaires. Et ne parlons pas de ceux en passe d'être licenciés, près de 85 000 salariés dans les cinq mois à venir, plus d'une soixantaine de boîtes qui vont dégraisser ou jeter l'excédent de prolos. Il y a bon la reprise !

PIQÛRE DE RAPPEL POUR LES MALENTENDANTS
ET  LES MALVOYANTS.

Nos gauchistes l'avouent, ils défendent l'intérêt d'un service public la SNCF et donc des cheminots et leur statut et la corporation qui va avec ! On pourrait comprendre (mais alors avec beaucoup d'indulgences) si le transport ferroviaire était gratuit, mais même pas ! _ Mais il ne faut pas désespérer, nos gauchistes ne manqueront pas de nous appeler à manifester pour la gratuité des transports publics, mais corporation oblige, que pour "les chômeurs uniquement" ….

"ON EST TOUS LE CHEMINOT DE QUELQU'UN" LA BONNE BLAGUE !

"On est tous le cheminot de quelqu'un" avec une rhétorique aussi creuse, le trotskiste de service Besancenot, s'il était conséquent avec lui-même, il aurait dû être solidaire d'un autre service public, celui des flics, qui en septembre 2017 manifestaient, réclamant de meilleures conditions de travail, un budget conséquent pour remplir leurs fonctions, des véhicules adaptés et des locaux salubres. Après tout "On est tous le flic de quelqu'un" - Ben oui… de la bourgeoise et de son système !

Vive la communauté humaine mondiale, à bas la production marchande, produisons pour la satisfaction de nos besoins et réciproquement de l'humanité tout entière, vive la révolution sociale, vive la fraternité, vive l'internationalisme.

19/03/2018

LES SYNDICATS S'ADAPTENT AUX CONTINGENCES ÉCONOMIQUES DU CAPITALISME.

       LA GRÉVE A TEMPS PARTIEL.

Une manœuvre on ne peu plus machiavélique pour décourager et désolidariser l'unité nécessaire pour que notre classe reprenne confiance en sa force. Trois jours de grève par semaine d'avril à juin. Nombreux seront les employé-e-s dans l'impossibilité de faire grève, qui resteront dormir à proximité de leur lieu de travail voir même sur leurs lieux de travail. .
                                 
       LES SYNDICATS SONT LES FOSSOYEURS DE NOS LUTTES
Rendre une grève impopulaire voilà comment on torpille une lutte avant même qu'elle ne commence. Là où le mécontentement n'a jamais été aussi profond dans la population, les syndicats isole la lutte en cantonnant la grève aux seuls cheminots, par des "grèvettes" planifiées de trois jours par semaine pendant trois mois soit 36 jours, autant dire que rien ne bloquera la production dans les bastions du capitalisme, mais qui ne manquera pas de faire monter la colère des usagers qui se retourneront contre les cheminots, contre leurs frères de classe. Il en est de même de l’ambiguïté distillé par les syndicats autour de la défense des "droits acquis", qui rappelons-le n'existe pas, le droit n'étant qu'un rapport de classe, "accordé ou supprimé" par la classe qui domine, il n'est en réalité qu'un vestige de la division de notre classe du siècle dernier.
On ne peut pas faire l'impasse sur la complicité des syndicats qui n'ont pas levé le petit doigt lors des dispositions de la SNCF sur le sale boulot des agents de contrôle de la SNCF en tenue civile confondu parmi les usagers pour prendre les fraudeurs en flagrant délit, il en va de même des agents de contrôle de la SNCF en civil et armés (la SUGE pour la RATP, le GPSR pour la SNCF) Est-ce là aussi les "droits acquis" des cheminots ? Ou le statut des flics SNCF !
          LES SYNDICATS SE FOUTENT DE NOTRE GUEULE !
             DÉBORDONS LES SYNDICATS.
Ce n'est pas aux syndicats d'organiser nos luttes, c'est a nous de prendre l'initiative du combat en dehors des syndicats et contre eux s'ils s'acharnent à faire obstacle à nos luttes. Unissons nos luttes. Notre force est dans notre solidarité de classe avec les laissés-pour-compte, les retraités, les précaires, les chômeurs, les Ford, les Ehpad, les Pimkie, Carrefour, Pages jaunes, La Poste, Castorama, Brico Dépôt, ceux du Groupe Doux, les enseignants, les Hôpitaux et l'ensemble des fonctionnaires, et par-delà des frontières nationales avec nos frères de classe, les cheminots de la SNCB, contre la réforme des pensions du service public en Belgique, etc. La seule réponse que la classe ouvrière doit porter aux attaques de la bourgeoisie, est de riposter par une attaque d'une toute autre envergure, nous ne devons pas être sur la défensive, mais bien de passer à l'offensive. La classe ouvrière doit mener ses luttes en exigeant : " La répartition du travail entre tous, actifs et chômeurs, avec une réduction massive du temps de travail et sans diminution de salaire. " Cette dernière viserait à la fois à la recomposition de l'unité et a sa solidarité de classe et a démasquer la félonie des syndicats et de toute cette merde de gauche bourgeoise. Certes, là n'est pas le sésame, mais nous défions toutes les crapules de reprendre à leurs comptes de telles perspectives ! Cet ultimatum n'est ni économique ni démocratique, il est social et nous ne demandons pas mieux qu'il soit dépassé.
                                                                 SEULE UNE GRÈVE GÉNÉRALE :
En unifiant toute la population peut créer le rapport de force capable de mettre à mal les patrons et les syndicats. Il faut, lorsqu'une grève éclate, refuser de s'enfermer sur le lieu de travail et les poisons que sont les corporations. La solidarité de classe se gagne par la lutte et dans la rue. Ne laissons plus personne négocier à notre place, pour agir, organisons-nous, rompons avec les revendications particulières et isolées. Prenons nos luttes en main dans cette perspective aucune de nos luttes ne sera une défaite, car nous serons chaque fois plus conscients de notre force et de la nécessité d'une solidarité sans faille. 
    PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS,  SUPPRIMEZ LES ARMÉES,  LES POLICES, LA PRODUCTION DE GUERRE, LES FRONTIÈRES,  LE TRAVAIL SALARIÉ !

13/03/2018

GUERRE DU RAIL OU GUERRE SOCIALE ...


Assez des boniments sur le redressement économique qu’on nous balance pour justifier la suppression des 120 000 postes dans la fonction publique, la politique de Macron est celle des bourgeois, celle des capitalistes qui n'ont d'autre solution que de nous jeter à la rue, pour faire plus de profit. Voilà comment l'indice de la "reprise économique" se met en place, sur le dos de ceux que Macron traite de "fainéants"!

L'état veut privatiser la SNCF pour en faire une machine à faire du cash, mais pour ça  Macron doit rassurer (ses amis) les capitalistes qui espèrent beaucoup de cette privatisation, a la seule condition de faire le sale boulot des licenciements par l'État et ses valets, les négociateurs de profession, c'est-à-dire les syndicats et partis de la gauche bourgeoise inclus, qui même dans l'agonie n'en demeure pas moins nos ennemis de toujours.

À écouter les discours ouvriéristes, ce n'est que les intérêts des bourgeois qu'ils défendent, ainsi le trotskiste Besancenot du NPA dénonce des stratégies économiques désastreuses de la part des directions de La Poste et de la SNCF, est-ce là le discours d'un communiste ou celui d'un consultant en stratégie commerciale ? 
De l'autre côté le double langage des opportunistes de la CGT, Martinez n'est pas opposé à une privatisation d'une partie de la SNCF qui selon lui pourrait être bénéfique", et celle de Laurent Brun secrétaire général de la CGT Cheminots (Inscrit au P"C") lui est contre la privatisation ! Est-ce là la défense des intérêts de la classe ouvrière ?
Inutile d'énumérer les propositions des autres syndicats qui on a quelques subtilités près sont toutes plus nauséabondes les unes que les autres. Leur préoccupation n'est pas celle de notre exploitation, mais celle de la gestion et de la rentabilité capitaliste qu'elle soit étatique ou privé

QU'ELLE SOIT BONNE OU MAUVAISE, LA GESTION DU CAPITAL ON S'EN FOUT !

"Tous leurs chiffres et toutes leurs statistiques tendant à prouver qu'un compromis est nécessaire, que "le changement" n'est possible que graduellement ne sont que purs mensonges au service de l'intérêt capitaliste. Seuls nos intérêts de classe doivent compter et nous devrons les imposer par notre organisation indépendante face à tous ceux (droite, gauche, extrême-gauche, syndicats) qui au nom des impossibilités économiques de l'entreprise ou de la nation veulent faire de nous une masse inerte, soumise et agenouillée devant l'intérêt national."

LES GABEGIES DES PREMIERS DE CORDÉE ON S'EN FOUT !

La raison de notre grève ne doit pas être limitée aux seuls cheminots. Notre force est dans notre solidarité de classe avec les laissés-pour-compte, les retraités, les précaires, les chômeurs,  les Ford, les Ehpad, les Pimkie, Carrefour , Pages jaunes, La poste, Castorama, Brico Dépôt, les enseignants, les Hôpitaux et l'ensemble des fonctionnaires, et par-delà des frontières nationales avec nos frères de classe, les cheminots de la SNCB, contre la réforme des pensions du service public en Belgique etc. Sortons des limites imposées par les syndicats prêts à négocier et à signer n’importe quel accord dans notre dos ! Ne laissons pas les syndicats nous encadrer "dans ce qu'ils appellent les limites du raisonnable" ! 

Après la liberté de licencier, élargie par les ordonnances de Macron, Whirlpool et Castorama, disent merde à la France et merci à Macron en jetant à la rue plus de 750 ouvriers et ouvrières, pour exploiter à moindre coût nos frères de classe en Pologne. Doit-on parler de l'hypocrisie de l'Union européenne qui prétend maintenir  la "pression" sur la Pologne, accusée d'entorse à l'Etat de droit. (La bonne blague... La bourgeoisie nous montre tous les jours qu'elle n'a pas de patrie… Eh bien nous non plus, disons une bonne fois pour toutes : 

MERDE A L'ÉCONOMIE NATIONALE ! MERDE A L'UNION EUROPÉENNE!

Alors si nous ne voulons pas grossir la cohorte des précarisé-e-s, nous ne devons pas nous tromper de cible, dirigeons bien notre colère et restons internationalement solidaire avec tous nos frères et sœurs en luttant contre la dictature de ce système mondial. Aujourd'hui ce n'est plus le monde du "travail" qui doit se battre pour sauvegarder ses conditions ! C'est contre notre condition de classe tout court que nous devons combattre pour en finir une bonne fois pour toutes.

Prenons notre destin en mains, si nous ne voulons pas rester une classe d'esclaves, une seule solution s’offre à nous : lutter pour ne plus avoir à le faire ! Pour nous, il n'y aura pas de mer à traverser ! Les communistes n'ont rien à cacher, ils ne sont ni des utopistes ni des doux rêveurs, ils ne font qu'affirmer les tâches qui incombent à leur classe,  LA RÉVOLUTION SOCIALE 

VIVE LA COMMUNAUTÉ HUMAINE MONDIALE, A BAS LA PRODUCTION MARCHANDE, PRODUISONS POUR LA SATISFACTION DE NOS BESOINS ET CELLE DE L'HUMANITÉ TOUT ENTIÈRE.


29/12/2017

Salut à Dominique Cotte

Salut à Dominique Cotte ! Alias Verdier 
Dominique Cotte (20 janvier 1956-14 décembre 2017) Notre camarade Dominique Cotte alias Verdier est décédé, emporté par un cancer du poumon.

Pour l'avoir écouté et apprécié dans les quelques rencontres à la périphérie de la capitale et par des itinéraires communs. Lui qui animait également sans relâche les blogs comme les réseaux sociaux sur lesquels était présent sous le libellé de « Robin Goodfellow ».

Je ne reprendrais que les mots de Jean-Louis Roche.

Lorsque nous perdons un des nôtres, atteint lui aussi de cette putain d'incurable maladie, parmi les meilleurs lutteurs du prolétariat nous ne comptons pas voir arriver non plus des milliers de prolétaires à l'enterrement, non pas que cette grande masse anonyme qu'est le prolétariat historiquement soit ingrat, mais dans les conditions de la domination la disparition d'un de ses meilleurs défenseurs reste inaperçue, quand bien même nous sommes là pour rappeler celui ou celle et ceux qu'il ne faut pas oublier pour leur contribution pérenne et inexpugnable à la cause de l'émancipation de l'humanité.

Nous étions après tout que des tendances d'un même parti celui de la révolution sociale mondiale.

NI ESPAGNOL NI CATALAN, PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS!


Il paraîtrait que la catalogne serait économiquement plus riche si elle n'était plus sous la tutelle de Madrid ! Assez de bobards, leur indépendance est pour nous prolétaire la continuité de notre esclavage, l'accroissement de la précarité, des contrats temporaires, des temps partiels, du chômage… mais  qui donc a conduit cette politique d'austérité capitaliste en catalogne et en parfait accord avec le gouvernement central sinon cette même bourgeoisie main dans la main et ses dirigeants du gouvernement régional qui aujourd'hui se veulent "indépendantistes". 

Alors la Catalogne une région riche pour qui ? Pour une fraction bourgeoise et ses fidèles sangsues de bureaucrates et autres chiens de garde de leur gouvernement qu'il soit régional ou national ! L'indépendantisme sera toujours une escroquerie politique d'une petite bourgeoisie pitoyable qui cherche à jouer dans la cour des grands, et qui aspire à s'accaparer l'exploitation du prolétariat catalan et à devenir son oppresseur étatique.

Mais ce qui vaut pour la bourgeoisie catalane l'est aussi valable pour la Corse pour la Guyane, la Nouvelle-Calédonie etc.… L'indépendantisme tout comme le régionalisme n'est rien d'autre que le pendant du nationalisme, véhiculant les mêmes saloperies. Que se cache-t-il derrière cette revendication d'indépendance de la Catalogne sinon celle du fric, d'intérêt d'une bourgeoisie capitaliste réactionnaire qui ne cherche qu'à s'accaparer toujours plus d'une part du butin extirpé sur le dos de notre d'esclavage, en répandant son dégueulie  raciste.

Nous le répéterons jamais assez la bourgeoisie n'est pas une classe homogène elle ne le devient que lorsque ses intérêts vitaux sont menacés par la classe ouvrière réellement décidée à s'en débarrasser. Comme partout dans le monde, il ne manque pas de partis et de démagogues utilisant le "populisme" échappant ainsi au clivage éculé de la  droite et de la gauche afin de mieux nous diviser et nous détourner de la lutte contre notre ennemie de toujours.  
Le prolétariat est, de par son essence même, anticapitaliste, internationaliste, révolutionnaire, il a partout les mêmes intérêts et une lutte commune à mener pour parvenir à bâtir un monde débarrassé de la classe qui nous exploits, qui nous massacrent par ses armées, qui cherchent à nous patriotiser pour faire de nous des assassins racistes. La seule indépendance que nous avons à gagner est celle qui consiste à nous débarrasser de la classe qui nous maintient en esclavage en l'abolissant partout !

Que la bourgeoisie catalane ou Espagnole, ne s'y trompe pas, la "participation populaire" à leurs mascarades ne signifie en rien l'adhésion ouvrière à leurs saloperies qui tôt ou tard finiront bien par se retourner contre eux, en renvoyant tous les indépendantismes et autres escrocs politiques de par le monde dans leurs propres merdes, pour qu'ils y crèvent tous.

A LA CONTRE- RÉVOLUTION PERMANENTE OPPOSONS LA LUTTE
        POUR LA RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE  MONDIALE !

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous, supprimez les armées, les polices,
La production de guerre, les frontières, le travail salarié !

OO0OO

NB: Nous avons pu lire un tract d'Acción Prolétaria, section du CCI en Espagne, le commentaire suivant :
"Les événements actuels en Espagne (catalogne) sont donc la marque d’une profonde régression de la conscience ouvrière, du repli, de la peur et de la division".

Une remarque s'impose à cette lecture: 
-          La participation aux divers plébiscites ne change en rien à la conscience de la classe ouvrière, pas plus qu'une consultation électorale présenterait une quelconque adhésion aux programmes politiques de la bourgeoisie. Les événements en Espagne et Catalogne sont ceux de deux fractions bourgeoises qui cherchent l'appui du "prolétariat" pour parvenir à des fins qui lui sont étrangères. 
En aucun cas il n'y a eu de lutte ouvrière, la conscience de la classe ouvrière s'acquiert que sur son terrain de classe, c'est-à-dire ses luttes qui ne sont rien d'autre que la lutte consciente ou inconsciente de son émancipation. On ne peut donc pas parler de régression de la conscience ouvrière en parlant de l'escroquerie politique "populiste" des deux nationalismes, espagnol et catalan qui sont deux poisons utilisés contre le prolétariat et contre les taches qui lui incombe, la révolution prolétarienne mondiale ! 



04/08/2017

RÉVOLUTION ET MOUVEMENT SOCIAL

Alarme N°12 Juin 1981

Lorsqu'on se réclame du socialisme scientifique, cela implique qu'on doit à partir de la situation objective présente, déduire les tâches révolutionnaires concrètes du prolétariat
 Or examinions cette situation objective, nous remarquons que le capitalisme n’a plus aucune raison d'être, qu’il est totalement réactionnaire ; en effet pour les révolutionnaires, le seul critère de progrès d'une société d'exploitation de l'homme par l’homme, ne peut être que la construction des conditions objectives permettant son dépassement révolutionnaire, et la construction rapide d'une société progressive. C'est à dire qu'une telle société n’est progressive que lorsqu’elle construit ces conditions objectives, mais existant encore une fois ces conditions crées, elle devient réactionnaire. Dans le cas qui nous intéresse: le capitalisme, les conditions objectives sont donc, un monde unit par les rapports capitalistes dans lequel le prolétariat est une force internationale potentiellement puissante et capable de détruire le capitalisme; et des forces productives suffisamment développées, le monde est unit depuis le début du siècle, et le prolétariat a prouvé sa capacité à abattre le capitalisme et à construire le communisme, par la vague révolutionnaire de 1917-1937. Les conditions objectives sont présentes depuis le début du siècle, et donc depuis lors ce système est en décadence.

Sur cette base le prolétariat a des tâches précises à réaliser, l'économie capitaliste étant totalement réactionnaire, le capitalisme en tant que système social étant totalement caduc, la révolution, est maintenant seule à l'ordre du jour, devra directement s'attaquer aux bases économiques de ce système. Or ne pas donner les tâches concrètes du prolétariat à notre époque, parlé de révolution et de généralisation des luttes, ne suffit pas.

Le communisme ne tombe pas du ciel, le mouvement qui y mènera, devra passer sur le corps de tous les problèmes que rencontre le prolétariat face au capitalisme. Il devra donc saisir toutes les données, toutes les possibilités de la situation objective, et les exploiter à fond. Il en découle des tâches de notre époque. Alors ou est le matérialisme si l'on s'arrête à la généralisation des luttes, élections des délégués (hors du syndicat bien sur) révocables à tout instant...Si au lieu de se battre pour donner un contenu de classe aux luttes, avec des tâches précises à réaliser, on se concentre sur les formes de luttes.

Les socialistes utopiques n'étalent pas utopiques parce qu’ils imaginaient une société qui ne correspondait pas au communisme, ils étaient utopiques car leurs idées n'étaient pas basées sur la réalité objective. Ne cherchant pas à savoir quelle est la force capable de renverser le capitalisme et de construire une société humaine, ils pouvaient encore moins élaborer des tâches basées sur la réalité concrète, que cette force aurait dût faire sienne. Autrement dit, aujourd’hui, il ne suffit pas pour être matérialiste de lutter pour une société qui soit celle pour laquelle ont lutté les premiers socialistes scientifiques, il faut lutter pour des réalisations concrète du prolétariat en lutte, et qui de plus ne soient pas en deçà, mais correspondent aux possibilités et nécessités que le capitalisme à fait mûrir.

Non, il ne s'agit pas d'affirmer que c'est le prolétariat qui trouvera lui même ses revendications, et que de proposer et de se battre pour des revendications précises serait, de la part des révolutionnaires, vouloir enfermer le mouvement dans un schéma (n’y aurait-il pas alors pas schéma dans: "conseils ouvriers" ou "délégués révocables à tout instant" et dans ce cas pour éviter les schémas: attendre et se taire, mais alors à quoi ça sert d'être révolutionnaire.)

En effet, si nous sommes d'accord sur le fait que les révolutionnaires font partie du prolétariat, il faut alors considérer toutes les implications de cette affirmation. En tant que frange la plus consciente du prolétariat, les révolutionnaires sont conscients non seulement de l'objectif à atteindre, mais aussi des moyens qui y mènent, c'est à dire du mouvement que prendra sa pleine amplitude n'aura la puissance nécessaire qu'avec les revendications correspondant aux possibilités historiques. D'où l'importance des révolutionnaires dans la luttes pour impulsée un combat pour les tâches de notre époque. Ceux qui parlent de mouvement sans parler des réalisations concrètes que le mouvement révolutionnaire devra effectuer, au risque de se détruire en tant que mouvement révolutionnaire, limitent leur intervention à un slogan "Abolition du salariat", vidé en grande partie de son contenu.

Ouvrons ici une parenthèse.

Sur les tâches de notre époque apportons de plus quelques précisions. Si la conscience révolutionnaire n'apparait pas brusquement comme conscience révolutionnaire nette dans la majorité de la classe, nous rejetons aussi tout gradualisme dans la formation de cette conscience car, l'accumulation et la centralisation élargie du capital redoublent, proportionnellement à elles mêmes, la dépendance matérielle et culturelle du prolétariat. Et de ce fait, la conscience révolutionnaire se développera, progressera par bond, à de larges franges de la classe, que lorsque le prolétariat en mouvement s'attaquera à cette accumulation, pour en finir avec elle. Et c'est donc dans cette optique, qu'il faut comprendre les tâches de notre époque; et non pas comme un gradualisme qui permettrait une formation "scientifique de la conscience". En effet si nous rejetons le gradualisme dans la formation de cette dernière, nous rejetons aussi la formation “scientifique" de la conscience. Car sinon le facteur subjectif, sans lequel jamais le prolétariat ne pourrait s'affirmer en fait, serait réduit au néant au profit du seul facteur objectif, nécessaire mais non suffisant. En effet, nous nous réclamons du socialisme scientifique, et donc nous savons que le moteur de l'histoire est la lutte de classe; en conséquence, nous ne pouvons que rejeter une formation "scientifique" de la conscience car la dernière classe de l'histoire, en développant radicalement cette lutte, deviendra sujet de l'histoire; et donc sa conscience loin d'être le résultat d'une réaction chimique inéluctable, se développera sur les ailes de la subjectivité révolutionnaire.

Refermons ici cette parenthèse.

Pire si loin de spécifier les tâches révolutionnaires concrètes de la classe, sont repoussées catégoriquement les tâches liées au fait que les conditions objectives sont mures. "Et donc que le capitalisme en tant que système social économique, et pas seulement politique, n'a plus aucune raison d'être. Et cela sous le prétexte que le communisme n'est pas possible dans un seul pays" Bien sur, que cette phrase est vraie, elle veut dire que le communisme ne sera réalisé que lorsque les classes auront été détruites, que lorsque l'exploitation de l'homme par l'homme aura disparue et donc que lorsque les unités d'exploitation que sont les nations auront été détruites. Et cela parce qu’aujourd’hui communisme et capitalises sont, des systèmes totalement antagoniques qui ne peuvent donc pleinement se réaliser, qu'en ayant radicalement détruit le système opposé.

Ceci étant dit, ce sera un mouvement, et pas un décret qui fera passer la société de l'état capitaliste, à l'état d'équilibre stable: le communisme. Ce mouvement passera par des états totalement instables; "Dans aucune révolution on ne peut observer «le juste milieu", car sa loi naturelle exige une décision rapide « de deux choses l'une: ou bien la locomotive escalade la côte historique à toute vapeur, ou bien, entraînée par son propre poids, elle redescend la pente jusqu'au point d'où elle était partie entraînant avec elle dans l'abime tous ceux qui tenteraient, à l'aide de leurs faibles forces, de la retenir à mi chemin. (Rosa Luxembourg, dans «la révolution russe").

Cette côte historique sera escaladée à toute vapeur, que si le prolétariat lutte pour des revendications qui correspondent exactement aux possibilités et nécessités historiques. Les états instables seront caractérisés par l'irruption violente, du prolétariat, dans tous les domaines: social et politique, qui tentera de réorganiser la société suivant ses intérêts. Par exemple, pour la révolution Russe, pour reprendre les termes de la citation, la locomotive s'écrasa en 1921 avec l'introduction de la N.E.P. qui libéra les relations marchandes et remis au premier plan la plus-value. Les états instables qui précéderont cette chute, furent par exemple: communisme de guerre, qui bien que cette révolution prolétarienne ne fut que politique, et non pas sociale, contenait à l'état de germe l'attaque de la plus-value, dans la mesure où cette dernier avait perdu son rôle prépondérant en faveur des rémunérations ouvrières. 

Et pour conclure sur ce dernier sujet: Sous prétexte de ne pas faire le communisme dans un seul pays, il ne s'agit pas de conserver le capitalisme dans tous les pays. Construire le communisme dans une seule nation est une impossibilité, car la nation n'existe qu'en tant qu'unité d'exploitation. Détruire le capitalisme, c'est à dire, sans attendre la révolution politique internationale, s'attaquer partout à son système nerveux: la plus-value, s'attaquer au sur travail social avec l'objectif de se le réapproprier (Voir dans "Pour un second manifeste communiste", les tâches de notre époque: "Toute augmentation de la production sa valeur actuellement) qu'elle provienne d'un plus grand rendement de l'ouvrier ou d'un perfectionnement technique, doit revenir collectivement aux ouvriers qui en sont les auteurs, en attendant que la classe toute entière décide de sa répartition, ...), et donc de le faire disparaître en tant que sur-travail social, est une nécessité historique.

En conséquence, le lieu où éclatera la révolution sociale ne sera pas un pays communiste parmi d'autre pays, capitalistes eux.

Ce sera l'endroit ou auront été déracinées les bases du capitalisme, et ou auront surgit les bases de la production et de la distribution communiste, entouré-- par les nations capitalistes, unies contre la révolution .Ce sera le lieu qui, ou bien s'étendra aux principaux pôles industriels, et de là au monde entier, ou restant isolé par manque de solidarité internationale sera détruit d'une manière ou d'une autre. Prétendre qu'aucune mesure économique socialiste, ne peut être appliquée dans un cadre réduit, c'est ne pas avoir compris que le pouvoir ouvrier n'est pas qu'une simple forme, nais qu'il est essentiellement un contenu. C’est ne pas avoir compris que le prolétariat ne se mobilise pas en premier lieu pour prendre le pouvoir, mais pour lutter contre sa situation d'exploité; et que ce pouvoir, il en a besoin pour en finir avec elle c'est un moyen, et non un but. Si l'on affirme que le prolétariat, par la révolution, s'affirme en tant que sujet de l'histoire, c'est à dire d'une manière consciente, on affirme par là même que ce dernier va combattre tous les rapports de la société qui  l’exploite. Sans quoi il restera objet soumis à l'exploitation qui ne peut être qu'extérieure à lui, il ne serait qu'un sujet décapité et donc facilement malléable. Car n'oublions pas que ce sont les rapports de production, qui déterminent les relations sociales, et non l'inverse.

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Il n’était pas d’usage au sein du F.O.R de signer les articles d’ALARME ni ceux de la revue L’ARME DE LA CRITIQUE, l’usage sera donc respecté. Pour ceux et celles qui ont été familiarisées avec les textes du F.O.R il sera facile d’en reconnaître l’auteur tant par le style que sur le fond.